{"id":337,"date":"2017-03-30T01:01:03","date_gmt":"2017-03-30T00:01:03","guid":{"rendered":"http:\/\/regis-schlagdenhauffen.eu\/?p=337"},"modified":"2017-03-17T10:48:34","modified_gmt":"2017-03-17T09:48:34","slug":"compte-rendu-du-colloque-les-sciences-sociales-face-au-foisonnement-biographique","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/regis-schlagdenhauffen.eu\/?p=337","title":{"rendered":"Compte rendu du Colloque \u00ab\u00a0Les sciences sociales face au foisonnement biographique\u00a0\u00bb"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\">\n<p style=\"text-align: justify;\">Organis\u00e9 avec le soutien de l\u2019IRIS-EHESS et du Laboratoire d\u2019excellence \u00ab\u00a0Ecrire une histoire nouvelle de l\u2019Europe\u00a0\u00bb (LabEX EHNE), le colloque \u00ab\u00a0Les sciences sociales face au foisonnement biographique\u00a0\u00bb s\u2019est tenu les 9-10-11 mars derniers \u00e0 l\u2019EHESS (Paris).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce colloque s\u2019inscrivait dans la continuit\u00e9 d\u2019un s\u00e9minaire de l\u2019Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales sur l\u2019analyse des donn\u00e9es biographiques, organis\u00e9 par Veronika Duprat-Kushtanina et Constance Perrin-Joly depuis 2013, que R\u00e9gis Schlagdenhauffen avait rejoint en 2015. \u00c0 cette occasion, il s\u2019agissait de faire le point sur l\u2019usage dans les recherches de la m\u00e9thode biographique (qualitative ou quantitative) que ce soit en sociologie, en histoire, en psychologie ou dans des sciences connexes.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le colloque a d\u00e9but\u00e9 par une demi-journ\u00e9e ax\u00e9e sur l\u2019empirie au travers d\u2019ateliers collaboratifs d\u2019analyse d\u2019entretiens biographiques, selon les m\u00e9thodes allemandes mises en \u0153uvre lors d\u2019un atelier d\u2019analyse textuelle propos\u00e9 par Elise Pape et Constance Perrin-Joly. Cette journ\u00e9e proposait de creuser le th\u00e8me de l&rsquo;\u00e9valuation biographique des politiques publiques ou organisationnelles, alternant travail sur mat\u00e9riaux et discussions, en fran\u00e7ais et en anglais. Il s\u2019appuyait sur la participation d\u2019un groupe de recherche franco-allemand sur l\u2019analyse biographique des politiques. Donner \u00e0 voir le mat\u00e9riau d\u2019enqu\u00eate et inviter les participants \u00e0 l\u2019analyser, en guide d\u2019introduction du colloque, \u00e9tait fond\u00e9 sur un parall\u00e8le avec le travail inductif de recherche en sciences sociales. Ce fut l\u2019occasion d\u2019entendre Catherine Delcroix qui pr\u00e9sentait le travail d\u2019un groupe franco-allemand s\u2019int\u00e9ressant \u00e0 l\u2019apprentissage et l\u2019usage des langues par les migrant.e.s en France et en Allemagne, comme point d\u2019entr\u00e9e de leur analyse des politiques publiques. Puis chaque participant a pu r\u00e9agir dans deux ateliers en parall\u00e8le \u00e0 deux entretiens\u00a0: l\u2019un tir\u00e9 des travaux du groupe franco-allemand, le second propos\u00e9 par Constance Perrin-Joly \u00e9tait celui d\u2019un directeur d\u2019entreprise en Ethiopie, il s\u2019inscrivait dans un travail exploratoire pr\u00e9parant un projet collectif de plus grande ampleur<a href=\"#_ftn1\" name=\"_ftnref1\">[1]<\/a>. Les participants avaient la libert\u00e9 de commenter ligne \u00e0 ligne le mat\u00e9riau propos\u00e9, d\u2019avancer des hypoth\u00e8ses. Puis l\u2019intervenante, rest\u00e9e muette pendant l\u2019exercice, essayait d\u2019utiliser les propositions d\u2019interpr\u00e9tation qui lui paraissaient les plus pertinentes pour exposer \u00e0 son tour l\u2019analyse qu\u2019elle faisait de l\u2019entretien, eu \u00e9gard \u00e0 la connaissance qu\u2019elle avait par ailleurs du terrain et du sujet. Enfin la journ\u00e9e s\u2019est cl\u00f4tur\u00e9e par la discussion de deux grands t\u00e9moins\u00a0: Gina Atzeni, chercheure \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 de Munich, et J\u00e9r\u00e9mie Gauthier post-doctorant \u00e0 l\u2019EHESS.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les deux journ\u00e9es suivantes ont suivi un programme plus classique alternant conf\u00e9rences pl\u00e9ni\u00e8res et ateliers. Les tables rondes ont confront\u00e9 le point de vue de chercheurs sur la diversit\u00e9 des m\u00e9thodes, la parole inaudible, les biographies et les politiques publiques. Enfin une table ronde conclusive anim\u00e9e par les organisateurs.trices exposait une synth\u00e8se de chaque atelier. Parmi ces tables rondes, nous nous proposons de pr\u00e9senter ici deux intervention\u00a0: la pr\u00e9sentation de Michel Anteby (Associate Professor of Organizational Behavior &amp; Sociology) et celle de Nicolas Duvoux (prof. de sociologie, Universit\u00e9 Paris 8). La premi\u00e8re parce que bien qu\u2019expos\u00e9e en anglais, \u00e9tait tr\u00e8s claire, notamment gr\u00e2ce \u00e0 un <em>powerpoint<\/em> qui donne \u00e0 voir les donn\u00e9es de terrain, souvent avec beaucoup d\u2019humour, et est revenue sur des enjeux de la m\u00e9thode ethnographique. Michel Anteby analyse les zones de friction sur le terrain d\u2019enqu\u00eate comme autant de \u00ab\u00a0m\u00e9canismes de r\u00e9sistance\u00a0\u00bb qu\u2019il convient de creuser. L\u2019auteur part de trois exp\u00e9riences de recherche (sur la pratique de la perruque en usine (le fait de fabriquer des objets \u00e0 usage personnel avec du mat\u00e9riel que l\u2019usine destine \u00e0 la r\u00e9alisation du travail de production), la circulation des cadavres pour l\u2019enseignement en m\u00e9decine l\u00e9gale, et enfin l\u2019auto-ethnographie de l\u2019auteur en tant qu\u2019enseignant-chercheur \u00e0 la <em>Harvard Business School<\/em>. Il d\u00e9montre que chaque r\u00e9sistance sur le terrain \u00e9clairait la question de recherche, chaque r\u00e9sistance constitue une fa\u00e7on de r\u00e9sister qui fait appara\u00eetre l\u2019identit\u00e9 sp\u00e9cifique du groupe social. Ainsi les professeurs de HBS r\u00e9pondent par un silence aux questions de l\u2019enqu\u00eateur de la m\u00eame mani\u00e8re qu\u2019ils se refusent \u00e0 exprimer une norme morale \u00e0 leurs \u00e9tudiants, les encourageant \u00e0 discerner par eux m\u00eame le bien du mal. De m\u00eame les m\u00e9decins l\u00e9gistes de certains \u00e9tats bloquent la participation du chercheur aux congr\u00e8s professionnels comme ils luttent contre les \u00ab\u00a0brokers\u00a0\u00bb qui fournissent les universit\u00e9s en cadavres, d\u00e9fendant ainsi leur espace professionnel. Les ouvriers tournent en d\u00e9rision les questions pos\u00e9es par le questionnaire diffus\u00e9 par le chercheur, ils refusent ainsi, dans un climat de travail tendu, d\u2019\u00eatre r\u00e9duits \u00e0 l\u2019aspect illicite de leur activit\u00e9 professionnelle (la perruque).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La seconde intervention dont nous proposons de rendre compte est celle de Nicolas Duvoux, lors de la derni\u00e8re pl\u00e9ni\u00e8re. Se fondant sur ses travaux sur les b\u00e9n\u00e9ficiaires du RMI, puis du RSA d\u2019une part et sur une recherche sur une fondation philanthropique am\u00e9ricaine, l\u2019orateur d\u00e9fend l\u2019id\u00e9e selon laquelle on n\u2019assiste pas \u00e0 un d\u00e9mant\u00e8lement de l\u2019Etat social mais \u00e0 une recomposition de ce dernier avec la prise en compte de plus en plus grande des biographies individuelles. La pression s\u2019accroit en particulier sur les b\u00e9n\u00e9ficiaires \u00e0 qui il est demand\u00e9 de s\u2019impliquer dans les dispositifs. Ce changement implique une transformation des in\u00e9galit\u00e9s et une segmentation des classes populaires. En cons\u00e9quence le recours \u00e0 la m\u00e9thode biographique en sciences sociales, loin de nier l\u2019influence des structures sociales, permet de comprendre les ressources dont certains individus peuvent b\u00e9n\u00e9ficier, les capitaux cach\u00e9s car si les cat\u00e9gories populaires sont domin\u00e9es, elles ne sont pas d\u00e9munies, certaines franges de celles-ci pouvant trouver un int\u00e9r\u00eat dans la recomposition de l\u2019aide sociale.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Parmi les treize\u00a0ateliers propos\u00e9s, nous ne rendrons compte ici que de deux ateliers\u00a0: l\u2019atelier 6 du fait du caract\u00e8re novateur de son th\u00e8me (il portait sur l\u2019identit\u00e9 num\u00e9rique) d\u2019une part et l\u2019atelier 10 d\u2019autre part qui en invitant au dialogue disciplinaire s\u2019inscrit dans une ambition centrale du colloque.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L\u2019atelier 6 a en effet constitu\u00e9 un des axes du colloque qui semblait pouvoir r\u00e9unir des travaux innovants, non pas tant parce qu\u2019il est cens\u00e9 parler de nouvelles technologies, mais parce que ces derni\u00e8res via les blogs, les r\u00e9seaux sociaux, proposent\u00a0d\u2019une part de nouvelles formes de mise en sc\u00e8ne de soi, d\u2019autre part l\u2019acc\u00e8s \u00e0 un important mat\u00e9riau biographique pour les chercheurs. Ce n\u2019est cependant finalement pas tant sur le second axe que les communicants ont orient\u00e9 leur travail, \u00e0 savoir une r\u00e9flexion m\u00e9thodologique sur l\u2019usage de ce mat\u00e9riau biographique num\u00e9rique, que sur le premier axe, sur l\u2019usage que les internautes faisaient de ces nouveaux espaces de mise en sc\u00e8ne de soi. Trois communications ont pr\u00e9sent\u00e9es\u00a0: Tamires Ferreira Co\u00eblho a travaill\u00e9 sur l\u2019usage de Facebook par des femmes br\u00e9siliennes dans une r\u00e9gion rurale et pauvre, o\u00f9 la domination masculine reste \u00e9minemment pr\u00e9gnante. Cette \u00e9criture (et mise en image) de soi, plus dramatisation qu\u2019argumentation, lui apparait comme un moyen de s\u2019affranchir des normes qui leur sont impos\u00e9es et ainsi peu \u00e0 peu de d\u00e9velopper l\u2019embryon d\u2019une parole politique.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">C\u2019est un autre r\u00e9cit de soi qu\u2019a interrog\u00e9 Josselin Tricou, ou plus exactement une absence de r\u00e9cit de soi, en \u00e9tudiant les blogs catholiques. Il montre que les pratiques d\u2019\u00e9criture centr\u00e9es sur la vie quotidienne catholique locale ou sur l\u2019ex\u00e9g\u00e8se sont similaires entre les femmes la\u00efques et les pr\u00eatres, prolongeant ainsi une d\u00e9virilisation de ces derniers (le terme d\u2019\u00e9masculation qu\u2019il a \u00e9galement utilis\u00e9 a d\u2019ailleurs suscit\u00e9 le d\u00e9bat). Il \u00e9tudie en contre point un cas de blog assur\u00e9 par un collectif de pr\u00eatres qui affirment au contraire une masculinit\u00e9 entrepreneuriale, proche du nouvel esprit du capitalisme (nous vous recommandons \u00e0 cet effet d\u2019aller consulter le <em>padreblog<\/em>) ce blog ayant un important \u00e9cho dans la \u00ab\u00a0cathosph\u00e8re\u00a0\u00bb et d\u00e9veloppant un contenu politique.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Sylvie Fabre traite \u00e9galement de cet entrepreneuriat de soi, mais du point de vue de la s\u00e9miotique en analysant les profils de deux r\u00e9seaux sociaux professionnels Viadeo et LinkedIn. Alors que sur ces r\u00e9seaux les utilisateurs pensent \u00eatre les metteurs en sc\u00e8ne de leur <em>personal branding<\/em>, elle nous montre que les profils qui s\u2019autonomisent par rapport \u00e0 leur auteur, le support contraignant le discours, le profil \u00e9tant ainsi co-construit par l\u2019auteur, le site mais aussi les autres utilisateurs.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L\u2019int\u00e9r\u00eat de cet atelier \u00e9tait que confronter des travaux nous donnent \u00e0 voir une tension entre\u00a0Le web et les r\u00e9seaux sociaux comme des espaces d\u2019\u00e9mancipation, et en m\u00eame temps de tr\u00e8s fortement norm\u00e9s. Ces normes sont \u00e0 la fois li\u00e9es \u00e0 la technologie et sa tra\u00e7abilit\u00e9, au support<a href=\"#_ftn2\" name=\"_ftnref2\">[2]<\/a>; ces deux facteurs (technologie et support) faisant la sp\u00e9cificit\u00e9 du discours biographique num\u00e9rique, mais ces normes sont aussi le reflet des normes sociales dominantes, ce qui est commun \u00e0 l\u2019ensemble des discours biographiques.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il conviendrait en cons\u00e9quence d\u2019identifier plus syst\u00e9matiquement dans quelles conditions l\u2019\u00e9mancipation prend le pas sur la contrainte, peut-\u00eatre pas toujours selon des lignes de partage classiques entre dominants et domin\u00e9s du point de vue de la classe sociale, du niveau de dipl\u00f4me ou du genre, puisque les r\u00e9seaux sociaux peuvent appara\u00eetre comme dans l\u2019exemple br\u00e9silien comme un moyen de faire entendre des voix faibles.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L\u2019atelier 10 proposait faire discuter plusieurs disciplines sur l\u2019usage de la m\u00e9thode biographique. Il ressort de cet atelier que dominent davantage les diff\u00e9rences intradisciplinaire qu\u2019interdisciplinaire. Le dialogue s\u2019est donc rapidement engag\u00e9 entre Marie Carcassonne, en science du langage, Marichela Vargas Polack psychologue, Guillaume Payen, qui croise histoire et philosophie, V\u00e9ronique Muscianisi en arts du spectacle et l\u2019ensemble des participants.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Chacun mobilisait une grande diversit\u00e9 de donn\u00e9es biographiques et de terrain. Marie Carcassonne analysait 11 entretiens r\u00e9alis\u00e9s par ces \u00e9tudiants aupr\u00e8s d\u2019expert-comptables\u00a0; Marichela Vargas Polack fondait sa pr\u00e9sentation sur l\u2019usage de la biographie certes dans l\u2019enseignement et la recherche mais aussi dans les consultations sp\u00e9cialis\u00e9es en psychologie fond\u00e9es sur des histoires de vie, Guillaume Payen a pour sa part r\u00e9alis\u00e9 une biographie d\u2019Heiddegger, et V\u00e9ronique Muscianisi s\u2019est investi dans une enqu\u00eate ethnographique dans une troupe de mime contemporain.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Comme nous l\u2019avons soulign\u00e9, les communications ont ais\u00e9ment dialogu\u00e9, s\u2019entendant g\u00e9n\u00e9ralement sur un socle \u00e9pist\u00e9mologique commun. Elles partent d\u2019une approche constructiviste de la biographie, tr\u00e8s focalis\u00e9 sur la forme que celle-ci prend. En particulier les communications de Marichela Vargas Polack et Marie Carcassonne consid\u00e8rent les biographies comme le r\u00e9sultat d\u2019une co-construction entre le locuteur, l\u2019interlocuteur dans un contexte particulier, l\u2019auteur est acteur de son r\u00e9cit en fonction de la mani\u00e8re dont il d\u00e9finit la situation d\u2019\u00e9locution et de l\u2019image qu\u2019il se fait de ses interlocuteurs. Ce point de d\u00e9part permet \u00e0 Marie Carcassonne d\u2019avoir une analyse de la forme des r\u00e9cits et du processus d\u2019identit\u00e9 narrative qui s\u2019y constitue.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Cette attention \u00e0 la forme des discours n\u2019est pas sans faire \u00e9cho au travail de la premi\u00e8re journ\u00e9e de ce colloque lors des ateliers collaboratifs, o\u00f9 l\u2019on a mis en \u0153uvre une analyse ligne \u00e0 ligne, avec des contributeurs qui n\u2019\u00e9taient ni experts du sujet ni du projet dans lequel ces entretiens prenaient place et qui du coup \u00e9taient d\u2019autant plus attentifs au texte. Cette focalisation sur les mots et les structures pose question lorsque l\u2019on travaille sur des mat\u00e9riaux dans d\u2019autres langues, ce qui \u00e9tait le cas de Guillaume Payen qui a choisi de revenir aux textes originaux de Heidegger en allemand, ou de l\u2019un des ateliers collaboratifs o\u00f9 les entretiens \u00e9taient propos\u00e9s aux participants en anglais et en fran\u00e7ais.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Tout en \u00e9tant fascin\u00e9 par la puissance de l\u2019analyse du texte biographique, on peut toutefois identifier un risque, sans doute \u00e0 l\u2019aune du positionnement de sociologue, d\u2019\u00eatre happ\u00e9 par ce texte. La menace est alors de perdre de vue les interactions avec les structures sociales, d\u2019abandonner l\u2019ambition de la mont\u00e9e en g\u00e9n\u00e9ralit\u00e9, bref de se laisser enfermer par le r\u00e9cit.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 *\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 *\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 *<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le travail d\u2019\u00e9criture et d\u2019organisation a \u00e9t\u00e9 le fruit d\u2019une collaboration collective et nous souhaitons par l\u2019usage d\u2019un nom collectif rendre justice \u00e0 la participation de chacun et souligner un r\u00e9sultat qui d\u00e9passe la somme des travaux individuels. CollectiF.B. d\u00e9signe donc\u00a0: Emeline Dion, Veronika Duprat-Kushtanina, Elsa Lagier, Elise Pape, Constance Perrin-Joly, Juliette Pl\u00e9, Pierrine Robin, B\u00e9reng\u00e8re Savinel &amp; Regis Schlagdenhauffen.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><span style=\"text-decoration: underline;\">Notes<\/span><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref1\" name=\"_ftn1\">[1]<\/a> Le projet collectif s\u2019intitule\u00a0: ETHI\u00a0: Faire des affaires et faire le bien dans un pays du Sud. Il associe Pauline Barraud de Lagerie, Laure B\u00e9r\u00e9ni, Elodie B\u00e9thoux, H\u00e9l\u00e8ne Bretin, Veronika Duprat-Kushtanina, Nathalie Ferr\u00e9 et Constance Perrin-Joly.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref2\" name=\"_ftn2\">[2]<\/a> Il conviendrait ici de comparer les diff\u00e9rents r\u00e9seaux sociaux, les usages sp\u00e9cifiques que chacun d\u2019eux impose.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Organis\u00e9 avec le soutien de l\u2019IRIS-EHESS et du Laboratoire d\u2019excellence \u00ab\u00a0Ecrire une histoire nouvelle de l\u2019Europe\u00a0\u00bb (LabEX EHNE), le colloque \u00ab\u00a0Les sciences sociales face au foisonnement biographique\u00a0\u00bb s\u2019est tenu les 9-10-11 mars derniers \u00e0 l\u2019EHESS (Paris). 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